Affiche pour le Papier d'Arménie, produit hygiénique à brûler pour purifier l'air intérieur, vendu en pharmacie et distribué en gros par A. Ponsot, 30 rue d'Enghien à Paris. L'illustration représente un arlequin brandissant un sachet du produit et chassant à coups de pied une troupe de personnages allégoriques figurant les maladies de l'époque : choléra, typhoïde, croup, variole, sous la forme de créatures grotesques et d'un squelette.
En arrière-plan, on reconnaît la façade de l'Hôtel-Dieu ( hôpital ) . Document à la fois publicitaire et historique, témoignant des angoisses sanitaires de la fin du XIXe siècle et des remèdes populaires qui leur étaient opposés.
Cette Œuvre n'a pas été restaurée à 100%, compte tenu de la dégradation trop importante de l'originale . Nous avons fait au mieux toutefois .
Cette œuvre est un cadeau durable et responsable. Contrairement aux objets éphémères, elle traverse le temps. Elle est conçue pour être conservée, transmise et appréciée génération après génération.
Lors d’un séjour en Arménie au XIXe siècle, le chimiste français Auguste Ponsot découvre une pratique traditionnelle utilisée pour assainir et parfumer les habitations. Les habitants y font brûler une préparation odorante à base de benjoin, une résine aromatique issue du Styrax benjoin, arbre originaire d’Asie. Intrigué par cette méthode ancienne et par son parfum caractéristique, il décide de rapporter cette idée en France afin d’en développer une version adaptée au marché français.
Avec l’aide du pharmacien Henri Rivier, installé à Montrouge, une formule originale est progressivement mise au point. Le benjoin est travaillé dans une solution alcoolisée afin d’en concentrer les arômes, tandis que des feuilles de papier spécialement préparées sont traitées pour permettre une combustion lente et régulière, sans flamme vive. Après plusieurs étapes de séchage, d’imprégnation et de maturation, naissent les célèbres carnets composés de fines bandelettes détachables destinées à être consumées une à une.
L’entreprise voit officiellement le jour en 1885 à Montrouge, en région parisienne. Le produit rencontre rapidement un véritable succès populaire grâce à son parfum reconnaissable et à son usage domestique pratique. Récompensé lors de grandes expositions de la fin du XIXe siècle, il s’impose peu à peu dans les pharmacies, drogueries et commerces du quotidien.
Transmise au fil des générations, la fabrication du Papier d’Arménie conserve longtemps un caractère artisanal. Pendant des décennies, de nombreuses opérations étaient encore réalisées manuellement. La préparation nécessite toujours un long temps de fabrication et plusieurs étapes successives afin d’obtenir ce papier parfumé devenu emblématique. Utilisé pour parfumer les pièces et atténuer certaines odeurs tenaces, il reste aujourd’hui associé à une tradition ancienne et à un savoir-faire français historique.
Image présentée réduite (le produit final est de qualité supérieure).
Impression sur papier Fine Art 100% coton – 300 g/m2 avec un rendu haut de gamme.
Formats disponibles : A3 et A2 (A2 recommandé).
Sous-verre offert dans la limite des stocks disponibles.