Publicité automobile : campagnes, réglementation et marquage voiture
La publicité automobile française se lit à plusieurs niveaux : les grandes campagnes historiques, les obligations réglementaires en vigueur et les règles du marquage sur véhicule.
La publicité automobile ancienne, la pub Citroën, la pub Peugeot et le marquage voiture
La publicité automobile française a façonné un imaginaire durable autour de la voiture. Dès les années 1920, constructeurs et équipementiers cherchent à occuper le marché par l'affiche, le film, l'événement et tout autre média capable d'imprimer une marque dans les esprits.

Les grandes campagnes de pub Citroën et de pub Peugeot
La pub Citroën choisit très tôt le spectaculaire : traversée du Sahara, expéditions polaires, Tour Eiffel illuminée. Ces actions dépassent le simple argument de confort ou de technique et installent la marque dans l'espace public comme un acteur majeur du secteur automobile.
- Expédition Citroën Croisière Noire (1924) : traversée de l'Afrique en autochenilles, relayée par un film documentaire diffusé dans toute l'Europe, avec un effet direct sur la visibilité de la marque.
- Tour Eiffel illuminée (1925-1936) : le nom Citroën en lettres lumineuses sur la tour, visible à grande distance, devient l'un des coups publicitaires les plus célèbres de l'histoire automobile française.
- Campagnes Peugeot et le lion : la publicité Peugeot s'appuie tôt sur la figure du lion pour associer la marque à la robustesse et à la précision mécanique. Reprise au fil des décennies, cette figure facilite une mémorisation durable.
- Affiches Berliet 1922 par Cappiello : fond noir, femme au chapeau rouge, voiture bleue et slogan « Pour le prix d'une voiturette ». Le contraste fait mouche et montre combien le visuel compte déjà dans la publicité auto ancienne.
Publicité auto ancienne et affiches de voiture ancienne à collectionner
Avec le temps, certaines images ont quitté le seul domaine commercial pour entrer dans le patrimoine visuel. La publicité Peugeot, Berliet ou Miralaque appartient à cette histoire graphique française que l'on reconnaît souvent à l'œil nu : silhouettes soignées, typographies affirmées, décors réduits à l'essentiel.
L'affiche publicité automobile Miralaque de 1927 en donne un bel exemple : un homme en chapeau melon observe une berline de luxe, dans une composition sobre qui traduit les codes sociaux de l'entre-deux-guerres. Ce détail d'époque rappelle qu'une publicité auto ancienne renseigne autant sur les goûts d'une époque que sur le produit lui-même.
Il en va de même pour l'affiche Berliet 1922, imprimée sur papier Fine Art 100 % coton, 300 g/m², et proposée en A3 ou A2. Fidèle à l'original, cette reproduction se regarde comme une image d'art autant que comme un ancien support publicitaire lié à la voiture ancienne.
La réglementation et les obligations actuelles pour la publicité automobile
Le contraste avec les années 1920 est net. Depuis le 1er mars 2022, tout message publicitaire portant sur un véhicule neuf doit comporter le hashtag #SeDéplacerMoinsPolluer ainsi que l'un des trois messages encourageant la marche, les transports en commun ou le covoiturage.
Chaque visuel doit aussi faire apparaître la classe d'émissions de CO2, de A à G, dans des conditions de lisibilité suffisantes. Ces règles viennent de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 et concernent chaque média de diffusion : télévision, presse, affichage, internet, Facebook et courriels commerciaux.
En parallèle, le code de l'environnement encadre les dispositifs publicitaires fixes et mobiles.
Le marquage publicitaire sur véhicule et la rémunération en 2026
Le marquage sur voiture obéit à une distinction importante. Un véhicule utilisé à titre principal comme support publicitaire ne peut pas stationner dans des zones visibles depuis la voie publique, tandis qu'une voiture du quotidien peut participer à des opérations de publicité mobile sous forme de stickers posés pour plusieurs mois.
Ces campagnes couvrent généralement entre 30 % et 100 % de la carrosserie, la rémunération variant en proportion de la surface collée et du kilométrage mensuel.
Le code de l'environnement fixe une surface maximale de 12 m² par véhicule et interdit la publicité lumineuse. En cas de non-conformité, l'amende peut atteindre 1 500 € sur le plan administratif ou 7 500 € pour une personne physique selon la nature de l'infraction. L'affiche Signofill des années 1920 illustre ce contraste : des accessoires présentés comme de simples innovations pratiques, là où la réglementation impose aujourd'hui un cadre précis.
| Dispositif | Règle applicable | Sanction en cas de non-conformité |
| Surface maximale par véhicule | 12 m² | Amende administrative 1 500 € |
| Publicité lumineuse sur véhicule | Interdite | Amende pénale 7 500 € (personne physique) |
| Message écologique obligatoire | #SeDéplacerMoinsPolluer depuis mars 2022 | Signalement au ministère de la Transition énergétique |
| Étiquette CO2 | Classes A à G, lisible sur tous supports | Signalement à la DGCCRF |
| Convoi publicitaire | Interdit pour les véhicules à usage publicitaire principal | Amende pénale 37 500 € (personne morale) |
Produits recommandés
Foire aux questions
La rémunération dépend de plusieurs éléments : la zone géographique, les trajets réellement effectués et la surface du véhicule réservée à la publicité automobile. En pratique, un engagement d'au moins trois mois est souvent demandé.
Le tarif varie aussi selon le niveau de couverture : portière seule, portière avec pare-brise arrière, deux zones latérales ou habillage complet. Dans ce format publicitaire, la visibilité quotidienne compte davantage que la distance brute, surtout sur un marché local où un constructeur cherche à renforcer sa présence.
Les obligations issues de la loi Climat et Résilience, comme le message « #SeDéplacerMoinsPolluer », l’étiquette CO2 ou la mention d’une solution de mobilité alternative, visent la communication commerciale liée à la vente de véhicules neufs ou d’occasion. Une affiche ancienne, telle qu’une Berliet de 1922 ou une publicité Peugeot proposée comme objet de décoration, n’entre pas dans ce cadre.
En revanche, si cette reproduction est affichée dans l’espace public, elle reste soumise aux règles générales du code de l’environnement. Dans un usage privé, décoratif ou de collection, la liberté est entière : même logique que pour d'autres documents liés à l’environnement visuel de l’époque, dès lors qu’ils ne servent pas une vente commerciale actuelle.
Depuis le 1er mars 2022, ces obligations s’appliquent à l’ensemble des supports de communication commerciale pour un véhicule : télévision, radio, cinéma, presse écrite, affichage public, internet, réseaux sociaux, téléphones mobiles, brochures et courriels.
Dès l'application de la loi, l'industrie automobile a dû revoir rapidement ses circuits de validation. Le document raconte une adaptation très concrète des actions publicitaires, dans un secteur où l’investissement atteint en France environ 1 516 euros par véhicule vendu.
Articles similaires

Alphonse Mucha : biographie du peintre et maître de l'art nouveau
Découvrez la vie d'alfons mucha, peintre visionnaire. Retracez l'œuvre d'alphonse mucha, ses affiches emblématiques et l'héritage immense que mucha a laissé à l'art nouveau. Explorez mucha en détail.

Plaques publicitaires anciennes de peinture : quand les marques transformaient leurs pots en œuvres d’art
Les marques de peinture dans la publicité





